La Transeuropéenne et autres Véloroutes

27 juillet 2011

Le jour le plus long

La Loire Atlantique démarre juste en face sur la rive Nord. Mais je suis quand même à plus de 120 km de l'embouchure. Rouler 100 km, c'est tout à fait faisable, 120/130 km c'est un peu plus dur. Mais je ne vais pas m'arrêter à Paimboeuf ! Alors tentons le coup.

 

Lever à 07:30, douche, pliage de la tente, entassage des affaires dans les sacoches et à 08:15, je pars, je prendrai mon petit-déjeuner sur la route.

 

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Rapidement, j'atteins St-Florent-le-Vieil, 

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puis je traverse la Loire à Ancenis et sa statue de Joachim du Bellay (on est en face de Liré)

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à Oudon, je prends un café

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il fait vraiment très beau, pas trop chaud, j'ai le vent dans le dos et la piste entre Loire et voie ferrée est très roulante même si des VTT piaffent derrière moi à cause de passages étroits

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et même si je piaffe derrière des hordes de hollandais à vélo qui occupent toute la largeur

A midi, je suis à Nantes après 60 km fait à 21km/h de moyenne (quand même !)

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le pont Tabarly, le dernier pont construit sur la Loire

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et je déjeune avec Karine qui est venue me soutenir pour la dernière ligne droite

Bon, c'est sûr que reprendre après un tajine et des pâtisseries orientales, c'est un peu moins rapide, mais la route est également un peu moins belle aussi surtout la traversée de zones industrielles et de parcours le long de grosses départementales

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A un moment la route flotte et possède un moteur

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et c'est le long, très long, (trop long) canal de la Martinière. 

 Il fait lourd, l'influence de la brise marine commence à bien se faire sentir et je crois surtout que je suis impatient de rentrer. J'arrive à Paimboeuf, et je prends la départementale, les détours dans le bocage sont trop pénibles et la levée entre Corsept et St-Brévin n'est toujours pas finie

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Pour la gloire, je passe devant l'affreux totem qui devrait logiquement être de l'autre côté de la Loire, ça aurait de la gueule sur le front de mer de St-Nazaire, mais je connais trop bien la politique cyclable de l'autre côté du pont pour comprendre pourquoi il se trouve ici.

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Il ne me reste plus qu'à affronter la longue pente qui marque la fin de la Loire et le début de l'océan. En temps normal la côte est déjà raide, mais avec des sacoches, c'est  interminable mais je ne vais pas pousser, non, non, non !

Et quelques kilomètres plus tard, me voici chez moi après ma plus longue étape

Ingrandes - St-Nazaire : 130 km - Total : 1350 km

Durée : 6h45

Temps : Beau et chaud

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26 juillet 2011

Le jour des chevaux, des futereaux et du gros gâteau

Le seul avantage de ce camping ****, c'est qu'il a un bar et qu'on peut donc y prendre un petit-déjeuner, mais je dois attendre un peu, car je suis arrivé trop tôt. C'est terrible les vacances, je me lève plus tôt que le reste de l'année.

 

Saumur, c'est des militaires, des chevaux et des militaires à cheval

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comme ces deux là dressés pour regarder dans la même direction

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la route se poursuit le long de la Loire et c'est dans ce village que je rencontre mon premier radar éducatif qui m'apprend que je roule à 22km/h (pas eu le réflexe de le prendre en photo)

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on a droit à quelques détours dans les bois

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avant de retrouver chalands, futereaux, toues et autres gabares

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a St-Mathurin, je poursuis sur la levée malgré les voitures, les détours par la campagne à 10 km de la Loire n'ont aucun intérêt

Par contre, peu de restos ouverts sur la route mais aux Ponts-de-Cé, je vais "chez Jules", où pour 11,50€, on a droit à un quart de vin, des crudités, une saucisse aux haricots blancs,

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un continent de gâteau aux abricots dans son océan de crème britannique et un café.

 La reprise est une rude après un repas pareil et je vais tomber sur le plus gros obstacle du parcours à La Pointe. A La Pointe, tu tires ? Non, tu pousses ! C'est la première côte qui m'oblige à pousser mon vélo tellement elle est raide ! Et pour voir quoi ?

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 des vignes et redescendre aussitôt

 J'atteins Chalonnes en milieu d'après-midi et je décide de poursuivre jusqu'à Ingrandes en passant par la très longue Ile de Chalonnes

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on est au pays de la boule de fort

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à la sortie de l'île, un batiment à l'aspect de gros monstre apparaît, c'est un four à chaux

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et vers 18:00, j'arrive à Ingrandes-Plage

 et son camping** à 4€, l'extrême inverse du précédent

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comme la Loire Atlantique commence ici, je mange dans une crêperie, avec vue sur le pont.

 Demain, à la maison ?

Saumur-Ingrandes : 100 km - Total : 1220 km

Durée : 5 h 45

Temps : Beau temps, légèrement nuageux

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25 juillet 2011

Le jour du tuffeau, des troglos et des coteaux

Après le petit-déjeuner, je quitte les Cyclo-Trans-Europe qui vont vers Poitiers. Cet intermède avec eux m'a permis de me reposer des longues étapes et de bien me remotiver, car rouler sous la pluie peut être vraiment démotivant et être en groupe fait vraiment toute la différence.

 

Il me reste un peu plus de 300 km pour rentrer. J'ai prévu 4 jours avec des étapes à Saumur, Chalones et Nantes. C'est peut être possible en 3, ça dépendra du temps. Et le temps ce matin est bien couvert.

 

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L'itinéraire ne suit plus la Loire mais le Cher qui est bien placide.

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Ça roule très bien sur de chemins agricoles avec quelques villages comme Savonnières avant de rejoindre les levées de la Loire où il se met à repleuvoir. Le Poncho est de nouveau de sortie !

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même les tournesols font la gueule

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A Avoine, je mange un sandwich hypertrophié (un quelconque rapport avec la centrale nucléaire?)

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et en début d'après-midi, j'atteins la dernière région et l'avant-dernier département.

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A partir de là, le tuffeau est roi ainsi que les troglos

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même un bistroglo (fermé le lundi)

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et la route monte, monte, monte pour parcourir les vignobles de Saumur et Saumur-Champigny. Je rencontre un très vieux monsieur qui m'explique qu'en dessous, il y a des champignonnières et qu'il faut que j'aille aux Tablées de Saumur, les 3&4 Août

Après une dernière mais courte averse de crachin, j'arrive enfin à Saumur au niveau du château d'où on domine une Loire toujours très basse.

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Je pensais poursuivre jusqu'à Gennes, mais je me contenterai de l'étape prévue malgré le prix exorbitant du camping hollandais de l'île d'Offard : 15,50 € pour un demi-emplacement !

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heureusement certains Saumurois ont le sens du commerce et je remercie Détours de Loire de m'avoir graissé ma chaîne gratuitement et au restaurant indien de m'avoir offert le digestif après un excellent byriani.

Tours-Saumur : 90 km - Total : 1120 km

Durée : 5 h 45

Temps : Gris, crachin puis beau

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24 juillet 2011

Le jour de la plus petite étape

Aujourd'hui, c'est une toute petite étape d'une trentaine de kilomètres et il fait beau, comme quoi tout arrive ! André-Pierre et Sylvie nous quitte dès le matin, ils doivent rejoindre Tours avant midi. C'était un grand plaisir de les revoir.

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On se rend donc tous à la gare pour accueillir les randonneurs du jour et le journaliste de la Nounou (Nouvelle République)

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et c'est le départ

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pour un court trajet dans le vignoble de Montlouis

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ça ne doit pas être très facile en rollers mais il s'en sort très bien

Et à midi, nous sommes déjà à Tours

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où nous mangeons dans une véritable guinguette de bord de Loire

Nous quittons la Lucette Compagnie™ (Lucette, Brunehilde, Lucas, Michel, Alexandre) qui rentre sur la région parisienne

L'après-midi sera consacrée à la visite de Tours. Je n'en avais pas de bons souvenirs, après avoir perdu des heures à essayer maintes fois de traverser la ville d'Est en Ouest et de n'avoir vu qu'une rue très "reconstruction" et une autoroute en pleine ville.

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En fait dès que l'on s'écarte de la Rue Nationale, c'est une ville ancienne avec des maisons à colombages.

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Et une cathédrale, bien sûr !

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On se rend à la gare accueillir des nouveaux randonneurs : Carlos, Isabelle et Michel.

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On arrivera en retard à la visite du musée du compagnonnage mais pas pour une petite sauterie organisée par CC37, les cyclistes urbains de Tours.

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Ma dernière soirée avec la Transeuropéenne sera l'occasion d'un micro-débat à mi-parcours et de dégustation d'harengs à l'huile

Fin de ma partie commune avec Cyclo-Trans-Europe

Amboise-Tours : 30 km - Total : 1030 km

Durée : 2 h 30

Temps : Beau Temps !

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23 juillet 2011

Le jour des jardins

Après nous être bien reposés à l'hôtellerie Notre-Dame de la Trinité, qui est à bien des égards bien plus confortable, calme et luxueuse qu'une auberge de jeunesse (et on n'est pas obligé d'assister aux 5 messes quotidiennes), nous repartons sur les routes vers Amboise.

 

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Thibaut, le jeune Anversois qui fait le pèlerinage de Compostelle à vélo, un couple de Nantais à rollers et quelques Blésois nous ont rejoint. Et pour changer, il fait beau ! Si si, il fait beau en juillet !

 On roule le matin entre levées et coteaux et on arrive rapidement à Chaumont/Loire pour pique-niquer.

 Je décide de visiter le festival des jardins du château de Chaumont. C'est plus de la décoration d'extérieur que du jardinage et la créativité est bien là

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Champicomposteurs

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Jardins sous perfusions

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Oignons géants

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Jardins-Champagne

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L'après-midi, on reprend la route vers Amboise en longeant la Loire, ses futreaux et ses coteaux (et qui coteaux dit côtes !)

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Afin de ne pas arriver trop tôt, une opération "chaîne cassée" est organisée, heureusement réparée par des mains de maîtres

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Puis, c'est l'opération "J'ai un truc dans l'oeil"

Avant de passer la nuit au centre international d'hébergement d'Amboise et de rejoindre la Lucette Company™ au camping

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 Amboise avant l'apéro

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Amboise après

Blois-Amboise : 45 km - Total : 1000 km

Durée : 4 h

Temps : Légèrement nuageux

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22 juillet 2011

Le jour du Seigneur et du Castor

A force de fréquenter des lieux imprégnés d'histoire et de religion, nous sommes passé à un niveau supérieur en allant carrément dormir dans un couvent de moines capucins.

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 Voilà le décor (basilique moderne)

 Il n'y a bien sûr pas un seul calotin dans l'équipe, mais l'hôtellerie de Notre-Dame de la Trinité est le repaire idéal des pèlerins et ne sommes nous pas des pèlerins sur le chemin de la Transeuropéenne ?

 Et pour célébrer ce jour béni, nous serons aujourd'hui de repos. Nous devions aller à Cheverny mais la météo était vraiment rédhibitoire ce matin, alors quasiment pas de vélo aujourd'hui

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Nous  préférons nous transformer en ménagères de plus et moins de 50 ans et lavons notre linge qui jusque là a du mal à sécher. Nous allons au restaurant (l'un des grands plaisir de cette randonnée) et je décide de passer quelques heures dans la chère ville de Blois, la seule activité de programmé étant une balade en bateau sur la Loire.

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Il y a bien sûr le château de Blois à visiter et son charmant symbole : le hérisson

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mais je suis attiré par une façade d'où sortent des dragons animés : c'est la musée de la magie de Joseph Houdin

 Il y a une animation extraordinaire, l'hallucinoscope, où l'on porte un masque-mirroir qui permet de voir au plafond et on marche ainsi dans la mer entre les poissons et les rochers. Difficile à décrire mais vraiment impressionnante.

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A 18:00, après quelques péripétie, où j'ai du prouver ma qualité de marin pour pouvoir embarquer, nous voici dans une toue cabanée à la découverte de la Loire et des castors

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On longe tout d'abord le pont pendant qu'on en évoque son histoire puis nous remontons la Loire vers l'île aux castors

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où nous débarquons

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à la recherche d'indices de sa présence

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puis retour sur Blois sous un temps toujours très variable

 Cette visite était vraiment très instructive et nous a permis de voir Blois sous un autre angle

 

Blois-Blois : 0 km

Temps : Nuageux/Averses

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21 juillet 2011

Y'a des jours comme ça

«Le soleil vient de se lever, encore une belle journée....». Pas vraiment. Il pleut encore !!! C'est dingue un mois de juillet aussi pourri

Alors on remet son poncho, on remonte sur son vélo et de bon matin, on se prend une méchante douche glacée avec option dégoulinage dans le dos.

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Au départ, on a bien essayé d'y croire en posant sous les palmiers de Beaugency-plage mais rien n'y a fait

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la balade s'est rapidement transformée en Gamel Trophy avec ornières, boue, passages de gué et animaux sauvages en embuscade.

Alors, on dirait que ça me gêne de rouler dans la boue, on dirait que ça me gêne de rouler avec vous, mais pas de doutes, on est bien dans le Loir-et-Cher (spéciale dédicace à Michel Delpech)

 Vers midi, ça se calme et il temps de procéder au ravitaillement

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Aucun effet photographique sur cette photo, c'est l'humidité de Muydes qui fait ça

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On rejoint les bords de Loire avant notre prochaine direction

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Chambord !

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L'arrivée est grandiose (et possible de cette manière seulement à pied ou à vélo !)

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Je ne suis pas un grand fan des chateaux mais celui-ci me plait bien alors, je prends la totale : visite guidée

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son escalier à double révolution

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son parc et le ciel qui s'obscurcit dangereusement

 

Et bien sûr dès que l'on repart, il se remet à pleuvoir et comble de malchance Antje crève en sortie de forêt. On tente une réparation expresse sous la pluie en changeant de chambre à air, on a du mal à regonfler le pneu, on y arrive finalement et au moment de remettre les sacoches, la roue crève de nouveau ! Défaut dans la chambre à air ! Plus qu'une solution, réparer l'ancienne chambre à air avec une rustine. Le premier collage est un peu foireux, le deuxième tient et on repart avec une bonne heure de retard sur les autres qui sont à la réception à l'Hôtel de Ville de Blois. La pluie s'est calmée mais le ciel est toujours menaçant.

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Nous arriverons juste à la fin du pince-fesses. Pas le moindre verre, pas le moindre gateau

Y'a des jours comme ça...

 

Beaugency-Blois : 50 km Total : 955 km

Durée : 3h30

Temps : Pas trop mal pour un mois de Novembre

 

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20 juillet 2011

Le jour des cyclistes fréquents

Nous avons de nouveaux participants à la randonnée ce matin. Les tandemistes André-Pierre et Sylvie qui nous ont rejoint hier, Cécile et François de Lille et Sébastien du Québec.

Nous commençons par une petite balade dans Orléans,

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son imposante cathédrale

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sa statue de Jeanne

Et nous essayons de sortir de la ville. Dans l'esprit CycloTransEurope, cela doit toujours être complexe et doit prendre un certain temps sinon c'est pas drôle ! Surtout si l'étape fait 35 km

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Nous rejoignons donc les quais de la Loire, recontrons des gens très chargés, passons le nouveau pont de l'Europe et commençons notre lutte contre le vent sur les levées de la Loire.

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Ici, l'opération Loire à Vélo semble avoir un vrai succès (pas comme à l'embouchure)

 Un petit détour démocratique nous fait visiter une basilique

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Orléans, Beaugency, Notre Dame de Cléry, Vendôme, Vendôme

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En route, nous croisons Didier qui avait participé à Paris-Berlin et qui fait Angers-Orléans cette année.

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Et vers midi, nous squattons la plage de Meung/Loire pour un nouveau repas gastronomique avec vue sur Loire

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Après une visite de la ville, nous reprenons la route pour les quelques 8 km qu'il reste pour atteindre Beaugency.

Une après-midi pour faire 8 km à vélo, c'est un peu trop facile me direz vous ! C'est sans compter sur l'expertise de CycloTransEurope.

CycoTransEurope ne se soucie pas du kilomètrage, CycloTransEurope organise des randos d'une journée et si la distance est trop courte, et même si l'itinéraire est parfaitement balisé,

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Ils vous feront prendre des chemins impossibles qui mènent à des barrières, ils organiseront des pauses interminables, ils vous feront faire des détours, organiseront des entrées et sorties de villes particulièrement aventureuses. On susurre même que CycloTransEurope aurait fait tourner les cyclistes sur de parkings pour ne pas arriver trop tôt sur le lieu d'hébergement.

Mais c'est aussi pour ça qu'on aime bien CycloTransEurope. De l'imprévu, des surprises, de l'aventure...

 Orléans - Beaugency : 50 km Total 905 km

Durée : 2h30

Temps : Nuageux, venteux, pluie en soirée

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19 juillet 2011

Le jour du Poncho

Je le savais même avant de me lever en entendant le bruit particulier des voitures qui roulent dans les flaques : la journée allait probablement être très pluvieuse. Et ce fut le cas.

 Hier soir, j'ai retrouvé avec plaisir quelques participants au Paris-Berlin de l'année dernière : Erick, Roland, Gilles, Robert, Antje....

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Nous n'avons pas le choix, il faut partir explorer le canal d'Orléans. Jacques notre guide présentera aujourd'hui le versant Loire. Normalement quand on longe un canal, c'est un peu toujours la même chose : des écluses, des déversoirs, des ponts... Mais Jacques connaît tout du canal jusqu'au moindre détail.

La pluie est assez fine au départ, mais il ne faut jamais faire confiance à la pluie et au bout d'une demi-heure, ce sont des trombes d'eau qui tombent

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nous obligeant à nous réfugier sous un préau le temps que cela se calme

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A midi nous tombons sur cette auberge providentielle réputée mais dont le menu est à un prix raisonnable. Les restaurateurs voient donc arrivé une douzaine de cyclistes dégoulinants.

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Ils ne sont peut être pas enchantés, mais des clients, ça ne se refuse pas !

Nous profitons d'une accalmie pour repartir, le poncho est la tendance du moment

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en uni jaune sur un pantacourt brun et chaussures de sport

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ou bicolore gris/orange et pour certain en transparent pour mettre en valeur le chasuble Lagerfeld

On poursuit tout de même la descente du canal et des ses écluses

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où sont les danseuses ?

 Et je m'instruis tout du long

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Poignées Jefferson du nom de l'ingénieur qui les mis au point sur ce canal et qui eut une très brillante carrière politique aux USA

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Vers 17:00, nous arrivons enfin au bout du Canal à Combleux, le soleil est revenu et nous arrivons enfin à Orléans

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En passant devant un lavage-auto, nous en profitons pour nettoyer nos vélos, ils sont couverts de sable et commencent sérieusement à grincer

La soirée couscous sera un véritable moment de réconfort après cette journée bien plus arrosée que le repas.

 

Chatenoy – Orléans : 50 km Total 805 km

Temps : 3h45

Temps : Comme en novembre (et souvent il fait plus beau en novembre)

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18 juillet 2011

Le jour du vent

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J'avais toute la place sur mon emplacement et j'ai bien respecté la consigne : je me suis mis à côté de la haie, ce qui fait un peu ridicule mais globalement la nuit a été calme malgré le vent qui souffle toujours aussi fort.

J'ai tout mon temps aujourd'hui, je suis à moins d'une heure de Gien et c'est bien le seul endroit où il est possible de déjeuner.

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J'en profite pour me lever tard et visiter Briare. La ville comporte un grand réseau de caneaux ; Briare, Loire, Ancien et tout se connecte ici, ce qui en fait un important port fluvial.

Vers 11:00, je quitte la ville

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en passant par ce pont-canal

Ça souffle encore très fort. Il vaut mieux rouler près de haies pour être protégé du vent.

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Un peu avant midi, j'arrive à Gien qui un peu comme toute les villes le long de la Loire a un très long pont et un château côté droit.

A partir de Gien, je vais quitter momentanément la Loire à Vélo pour rejoindre les participants à la Transeuropéenne qui suivent le canal d'Orléans. Et je commence donc ma longue ligne droite vers Lorris. Je sais seulement que le rendez-vous est un hôtel 2* à Lorris. Il faut que je téléphone à Erick (de Cyclo-Trans-Europe) pour savoir où exactement. Pas la peine, je suis encore à Gien qu'il m'appelle pour me dire que c'est en fait à Chatenoy. Problème en arrivant à Lorris, aucun panneau n'indique Chatenoy. L'office de Tourisme me remet sur le bon chemin et à 16:30 je suis sur place. Eux m'ont dit qu'ils n'étaient pas en avance et qu'ils affrontaient un sérieux vent de face.

L'endroit est surprenant, le village est minuscule et au milieu, il y a ce relais qui fait hotel-resto routier-bar-tabac-essence et apparemment très populaire chez les routiers

Je m'installe, Ils arriveront deux heures plus tard et après une bonne bière nous aurons droit à un bon repas


Briare - Chatenoy : 60 km Total 755 km

Durée : 3h30

Temps : Nuageux et venteux (pas un temps de Juillet)

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